Blockchain.com a [lancé] des opérations de courtage au Ghana le 9 mars, en citant une croissance de plus de 700 % du volume de transactions au Nigeria depuis le début des services de détail de l’entreprise dans ce pays au début de l’année dernière.
L’entreprise, dont le siège est à Londres et fondée en 2011, est désormais présente dans plus de 70 juridictions et a annoncé son intention de continuer à se développer sur d’autres marchés africains.
Tous les chiffres de croissance cités sont auto‑déclarés par l’entreprise et n’ont pas été vérifiés de manière indépendante.
Selon Blockchain.com, le Ghana montrait déjà une demande organique avant le lancement officiel : le nombre d’utilisateurs actifs en provenance du pays a augmenté de 140 % au cours de l’année écoulée, et les volumes de transactions ont progressé de 80 % sur sa plateforme.
Les actifs les plus échangés au Nigeria étaient USDT, Bitcoin (BTC) et TRX.
Ce qui s’est passé
Blockchain.com a indiqué avoir mis en place une représentation locale en matière de conformité au Ghana et être en discussion avec les régulateurs pour contribuer à l’élaboration d’un cadre national pour les cryptomonnaies. L’intégration de l’argent mobile est présentée comme une priorité, compte tenu de l’utilisation généralisée des systèmes de paiement mobile dans le pays.
L’entreprise a également construit une base opérationnelle à Lagos pour soutenir son activité au Nigeria et prévoit de reproduire ce modèle au Ghana.
Owen Odia, directeur général pour l’Afrique chez Blockchain.com, a déclaré dans l’annonce que les performances du Nigeria au cours de l’année passée démontrent un « immense potentiel pour les actifs numériques dans l’ensemble de la région africaine ».
L’entreprise a indiqué qu’elle recrute des équipes locales pour les opérations, les partenariats et les relations avec les régulateurs au Ghana.
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Pourquoi c’est important
Cette décision est cohérente avec les données plus larges sur l’adoption des cryptomonnaies en Afrique subsaharienne. La région a reçu plus de 205 milliards de dollars de valeur en cryptomonnaies on‑chain entre juillet 2024 et juin 2025, soit une hausse de 52 % par rapport à l’année précédente et le troisième taux de croissance le plus rapide au monde, selon le rapport de septembre 2025 de Chainalysis.
Le seul Nigeria en a représenté plus de 92 milliards ; le Ghana figure parmi les plus grands marchés suivants, aux côtés de l’Afrique du Sud, de l’Éthiopie et du Kenya.
Les analystes attribuent cette adoption dans la région à la demande en matière de transferts de fonds, à la volatilité persistante des devises et à l’importance des populations « mobile‑first » ayant un accès limité aux services bancaires traditionnels.
Les écarts de conversion stablecoin‑fiat en Afrique sont restés les plus élevés au monde parmi les régions suivies en février, selon l’entreprise d’infrastructure de paiements Borderless.xyz, ce qui reflète à la fois l’intensité de la demande et le coût des lacunes actuelles de l’infrastructure que des plateformes réglementées comme Blockchain.com tentent de combler.
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