Le pape Léon XIV a publié mardi une encyclique intitulée « Magnifica Humanitas » portant sur la gouvernance de l’intelligence artificielle.
Le document appelle à ce que l’IA serve l’humanité plutôt que de concentrer le pouvoir entre les mains d’un petit nombre d’entreprises technologiques. Des critiques cités dans le report estiment que l’encyclique manque de précision sur les mécanismes d’application.
Ce que dit le document
L’encyclique demande une régulation robuste du développement de l’IA au niveau mondial. Le pape Léon XIV met en garde contre la tentation de laisser les incitations du marché guider le déploiement de l’IA sans contraintes éthiques. Le document ne cite ni entreprises ni acteurs publics spécifiques. Il appelle à des systèmes d’IA qui respectent la dignité humaine et évitent d’amplifier les inégalités.
Le rapport note qu’Anthropic est mentionnée dans la couverture médiatique du document, même si l’encyclique elle‑même s’adresse à la fois à la communauté catholique mondiale et aux décideurs politiques laïcs.
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Contexte
Les encycliques pontificales ont un poids moral considérable auprès d’environ 1,4 milliard de catholiques dans le monde. L’Église catholique s’est déjà penchée sur l’éthique des technologies dans des documents antérieurs. Le pape François a publié en 2024 des orientations sur l’IA, appelant à un traité international sur les armes autonomes létales. Le pape Léon XIV, élu en 2025, a agi plus vite et avec plus de précision sur l’IA que son prédécesseur.
« Magnifica Humanitas » est considérée comme la déclaration la plus détaillée du Vatican à ce jour sur l’intelligence artificielle. Sa publication intervient alors que les législateurs américains peinent à adopter une législation fédérale sur l’IA et que l’AI Act de l’UE poursuit son déploiement progressif.
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Critiques et contexte
Le rapport indique que les critiques jugent l’encyclique à côté de la plaque. Leurs objections portent notamment sur la manière dont le document présente l’IA comme un outil qui pourrait être guidé par la seule bonne volonté. Les chercheurs et responsables politiques cités dans l’article soutiennent que les incitations structurelles du développement de l’IA exigent des mécanismes juridiquement contraignants, et non de simples appels moraux.
L’encyclique n’endosse aucun cadre réglementaire spécifique, tel que l’AI Act de l’UE. Sa publication devrait accroître la pression sur les pays à majorité catholique d’Amérique latine, d’Europe du Sud et d’Afrique subsaharienne pour qu’ils fassent de la gouvernance de l’IA une priorité législative.
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