Une nouvelle étude d’OpenAI révèle que son agent Codex génère désormais 99,8 % des jetons de sortie produits par les employés de l’entreprise, ce qui indique que l’IA autonome a dépassé les chatbots au travail.
Points clés :
- Codex a produit 99,8 % des jetons de sortie parmi le personnel d’OpenAI, contre 63,3 % dans les organisations externes et 16,5 % pour les utilisateurs individuels.
- L’usage par les non‑développeurs a été multiplié par 137 pour les particuliers et par 189 pour les organisations depuis août 2025.
- Un quart des utilisateurs individuels délèguent désormais des tâches estimées à plus de huit heures de travail humain.
Codex dépasse ChatGPT en interne
Des chercheurs d’OpenAI, de Columbia Business School, de la Wharton School et de l’université Duke ont publié l’article le 25 juin, en s’appuyant sur les usages des abonnés individuels, des organisations externes et du personnel de l’entreprise. Le travail s’est répandu rapidement, car il ancre un changement très médiatisé dans des comportements mesurés plutôt que dans des prévisions.
Il distingue deux modes d’utilisation, en traitant le chat comme une conversation et Codex comme une action déléguée capable d’inspecter des fichiers et d’exécuter des commandes.
Au sein d’OpenAI, Codex a largement remplacé l’usage professionnel de ChatGPT, et, durant la semaine précédant le 11 juin, environ 60,3 % de ses sessions ont fait appel à un outil externe, contre 21,9 % pour le chatbot. En dehors de l’entreprise, l’écart reste important : Codex représente 63,3 % des jetons de sortie dans les organisations et seulement 16,5 % chez les particuliers.
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Les non‑développeurs alimentent le boom
La croissance la plus forte est venue de travailleurs très éloignés de l’ingénierie, où l’usage était autrefois quasi nul. L’adoption par les non‑développeurs a grimpé 137 fois chez les particuliers et 189 fois dans les organisations au cours des dix mois depuis août 2025. Les équipes juridiques, financières et de recrutement de l’entreprise ont atteint une majorité d’usage de Codex en avril 2026, avec plusieurs mois de retard sur les ingénieurs qui ont bougé les premiers et donné le ton initial.
La complexité des tâches a augmenté au même rythme que cette diffusion. La part des particuliers confiant des missions estimées à plus de huit heures d’effort humain a atteint 25,6 %, contre 2,1 % en décembre 2025, tandis que la plupart délèguent désormais des travaux d’au moins une demi‑heure.
Plus d’un utilisateur sur dix exécute trois agents ou plus en parallèle chaque semaine.
L’IA agentique redessine le travail
La productivité a augmenté avec ce changement, la production médiane par employé d’OpenAI ayant été multipliée par au moins dix dans tous les rôles depuis novembre 2025, atteignant un facteur 13 pour les juristes et plus de 50 pour les chercheurs.
Les auteurs soulignent qu’OpenAI est un terrain particulièrement favorable aux agents, grâce à une formation approfondie et à l’absence de contraintes de coûts, de sorte que ces chiffres surestiment la situation d’une entreprise type. Malgré tout, ils estiment que ce virage interne préfigure la direction prise par l’adoption plus large, la valeur humaine se déplaçant vers la définition des tâches, la vérification des sorties et la direction de plusieurs agents à la fois.
OpenAI a lancé Codex en avril 2025 comme un outil conçu spécifiquement pour les développeurs logiciels. ChatGPT est resté l’outil par défaut de l’entreprise pendant des mois, jusqu’à ce que les ingénieurs se tournent progressivement vers l’agent et que les utilisateurs hebdomadaires actifs soient multipliés par plus de cinq au premier semestre 2026, dépassant les cinq millions par semaine.
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