CrowdStrike avert que Claude Mythos pourrait accélérer les décisions liées aux failles zero‑day

CrowdStrike avert que Claude Mythos pourrait accélérer les décisions liées aux failles zero‑day

Claude Mythos a propulsé la cybersécurité dans une nouvelle phase de planification de l’IA, après que CrowdStrike a constaté une forte hausse de la demande pour un accès anticipé au modèle.

Points clés :

  • Le président de CrowdStrike, Michael Sentonas, a indiqué que les entreprises demandent l’accès à Claude Mythos depuis que le projet Glasswing est devenu public.
  • CrowdStrike teste des modèles avancés via les programmes d’Anthropic et d’OpenAI, tout en conseillant les responsables de la sécurité sur les risques réels.
  • Sentonas a averti que l’IA pourrait bientôt aider à découvrir et exploiter des vulnérabilités bien plus rapidement que de nombreuses organisations ne peuvent réagir.

Accès à Claude Mythos

Anthropic a annoncé le projet Glasswing et la préversion de Claude Mythos en avril, attirant l’attention des équipes de sécurité, car on dit que le modèle peut identifier des vulnérabilités dans les principaux navigateurs et systèmes d’exploitation.

Sentonas a déclaré à l’Observer que l’intérêt a bondi une fois le rôle de CrowdStrike dans Glasswing rendu public, expliquant que « les téléphones ont littéralement explosé » lorsque les entreprises ont cherché à obtenir un accès que CrowdStrike ne pouvait pas fournir.

« Les gens voulaient un accès à Mythos, que nous ne pouvions évidemment pas fournir. Nous travaillons donc jour et nuit pour conseiller les organisations sur la manière d’y réfléchir, et cela ne s’est pas arrêté. C’est toujours le sujet numéro un dont nous parlons », a‑t‑il déclaré.

CrowdStrike participe à la fois au projet Glasswing d’Anthropic et au programme OpenAI Trusted Access for Cyber, qui donnent à certains partenaires un accès anticipé aux modèles de pointe pour les tests, l’usage interne et les retours d’expérience.

« Nous obtenons un accès afin de pouvoir tester les modèles, les utiliser en interne et comprendre comment ils pourraient aider les clients », a indiqué Sentonas. « Ensuite, nous partageons des retours basés sur ce que nous observons. »

L’entreprise informe également les PDG, DSI et RSSI sur ce que Mythos peut et ne peut pas faire, tout en essayant de limiter les attentes exagérées autour d’un modèle décrit comme « trop dangereux pour être diffusé ».

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L’avertissement de Michael Sentonas

La pression s’est accrue après que les contrôles à l’exportation américains ont forcé Anthropic à suspendre l’accès à Mythos le mois dernier, même si le département du Commerce a levé ces restrictions cette semaine.

Avec une capitalisation boursière de plus de 194 milliards de dollars et un chiffre d’affaires trimestriel de 1,4 milliard de dollars, CrowdStrike est une voix majeure dans ce débat, car sa plate‑forme Falcon utilise l’IA pour détecter et contrer les menaces.

Sentonas a indiqué qu’une grande partie du travail consiste désormais à distinguer le risque pratique de la désinformation, y compris des conseils sur l’analyse de vulnérabilités et la maîtrise des coûts, Mythos étant facturé 50 $ par million de jetons de sortie. Pour CrowdStrike, Mythos n’a pas provoqué de grandes surprises internes, car l’entreprise utilise déjà des modèles comme Opus pour l’analyse de vulnérabilités.

La préoccupation principale reste l’élargissement de l’accès, car des attaquants pourraient finir par utiliser des outils comparables pour trouver des faiblesses et aller plus vite que les défenseurs ne peuvent corriger.

« Imaginez un monde où 200 vulnérabilités sont découvertes chaque jour. Nous n’en sommes pas loin », a averti Sentonas. « Maintenant, imaginez que ces vulnérabilités soient exploitées presque immédiatement. Un RSSI devrait décider, chaque jour, quelle menace zero‑day il doit atténuer. »

Cet avertissement intervient après le rôle très médiatisé de CrowdStrike dans une panne informatique mondiale survenue il y a deux ans, rappelant que les fournisseurs de sécurité opèrent déjà dans des environnements où des erreurs logicielles peuvent avoir des conséquences mondiales.

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