La cryptomonnaie ne se bat plus uniquement contre d’autres actifs numériques pour le capital spéculatif : elle affronte désormais une concurrence directe de la part des projets d’intelligence artificielle et de robotique.
Les investissements privés dans l’IA générative ont reached 33,9 milliards de dollars en 2024, soit une hausse par 8,5 par rapport à 2022, selon le Stanford's AI Index Report.
La société de recherche Delphi Digital a outlined mardi la façon dont les marchés crypto ont fondamentalement changé depuis les cycles précédents.
L’entreprise identifie l’infrastructure de stablecoins et les protocoles de couche applicative comme principaux mécanismes de capture de valeur, tandis que les protocoles d’infrastructure subissent une pression croissante de commoditisation.
Les actions crypto, dont Coinbase et Robinhood, ont surperformé la majorité des altcoins sur 24 mois. Le capital institutionnel s’est concentré sur les ETF spot et les actions cotées en bourse plutôt que sur les jetons eux‑mêmes.
Les stablecoins émergent comme cas d’usage dominant
Les stablecoins indexés sur le dollar ont reached une offre supérieure à 300 milliards de dollars, en hausse de 33 % sur un an. Selon plusieurs analyses de l’infrastructure de paiement, le volume mensuel de transactions en stablecoins dépasse désormais à la fois PayPal et Visa.
Les émetteurs de stablecoins détiennent au total environ 133 milliards de dollars en bons du Trésor américain. Cela place le secteur au 19e rang des plus grands détenteurs de dette publique américaine, devant plusieurs États souverains.
Tether (USDT) à lui seul maintains 135 milliards de dollars de bons du Trésor, ce qui le classe 17e au niveau mondial, devant la Corée du Sud.
The GENIUS Act passed July 2025 exige que les réserves de stablecoins soient détenues en cash, en titres du Trésor ou en pensions livrées qualifiantes avec une maturité maximale de 93 jours.
À lire aussi : Bitcoin Holds $88K Range As Traders Brace For Fed Decision Wednesday
Les protocoles d’infrastructure subissent une pression de commoditisation
Le pouvoir de fixation des prix de la couche d’infrastructure blockchain s’est érodé à mesure que les coûts de disponibilité des données s’approchent de zéro et que l’exécution se fragmente entre les rollups. La « thèse du protocole gras », selon laquelle l’infrastructure capterait plus de valeur que les applications, ne tient plus, d’après l’analyse de Delphi.
La valeur économique réelle, mesurée comme les frais effectivement payés par les utilisateurs qui reviennent aux détenteurs de jetons sans dilution, est devenue la métrique clé. Les applications qui contrôlent la relation utilisateur captent désormais une part disproportionnée de la valeur par rapport aux protocoles sous‑jacents.
Des plateformes comme Hyperliquid (HYPE), Robinhood et Stripe construisent leurs propres blockchains propriétaires plutôt que de louer la capacité de réseaux existants. Stripe a lancé Tempo plus tôt cette année, avec des frais de gaz en stablecoins natifs, optimisés pour la rapidité des paiements.
Le volume des actions tokenisées est passé de 15 millions de dollars à plus de 500 millions de dollars en janvier 2025. Les contrats perpétuels sur actions, négociés sur des bourses décentralisées, offrent désormais une exposition à effet de levier aux actions, aux matières premières et au forex sans passer par des comptes de courtage traditionnels.
À lire ensuite : Standard Chartered: Regional Banks Most Vulnerable To Stablecoin Disruption

