La plus grande bourse de cryptomonnaies de Corée du Sud, Upbit, a coté mardi le stablecoin synthétique d’Ethena USDe, poussant le cofondateur de BitMEX, Arthur Hayes, à prédire que le jeton de gouvernance ENA du projet atteindra 1 $.
Cette cotation est intervenue quelques jours après que le régulateur financier de Dubaï a exclu USDe de son cadre approuvé pour les stablecoins, mettant en évidence des approches réglementaires divergentes à l’égard cette cryptomonnaie delta‑neutre.
ENA a grimpé de 8,3 % après l’annonce d’Upbit, s’échangeant à 0,238 $ au moment de la publication.
Que s’est‑il passé
Les échanges pour USDe ont débuté à 18 h, heure normale de Corée, le 14 janvier, avec des paires disponibles contre le won coréen, Bitcoin et le USDT de Tether, sur le réseau Ethereum.
Hayes, qui est conseiller fondateur d’Ethena via son family office Maelstrom, a réagi sur le réseau social X en écrivant : « Giddy up b*tches! it's time for $ENA = $1. »
Les analyses on‑chain montrent que Hayes a acheté 1,22 million de jetons ENA, d’une valeur d’environ 257 500 $, fin décembre 2025, démontrant sa conviction durable dans le troisième plus grand stablecoin par capitalisation boursière.
USDe maintient son ancrage au dollar grâce à une structure delta‑neutre combinant du collatéral en cryptomonnaies au comptant avec des positions courtes compensatoires sur des contrats à terme perpétuels, ce qui le distingue des stablecoins traditionnels adossés à des monnaies fiduciaires.
Divergence réglementaire
La cotation sur Upbit est intervenue seulement deux jours après que l’Autorité des services financiers de Dubaï (DFSA) a mis à jour, le 12 janvier, son cadre réglementaire pour les jetons cryptographiques, en établissant des normes plus strictes pour les stablecoins.
La DFSA réserve l’appellation de « jetons crypto fiduciaires » exclusivement aux stablecoins adossés à des réserves en monnaies fiduciaires détenues sur des comptes séparés auprès de dépositaires réglementés.
Elizabeth Wallace, directrice associée de la politique et des affaires juridiques à la DFSA, a déclaré que les stablecoins algorithmiques manquent de transparence concernant leurs opérations et leurs mécanismes de rachat.
Wallace a confirmé que USDe ne répondrait pas à la définition de stablecoin du Dubai International Financial Centre, mais a précisé que le jeton reste autorisé comme crypto‑actif général, sans bénéficier du traitement réglementaire accordé aux alternatives adossées à des monnaies fiduciaires.
La liste approuvée par la DFSA comprend uniquement le USDC et l’EURC de Circle, ainsi que le RLUSD de Ripple, exigeant que les réserves, détenues dans des actifs hautement liquides présentant un risque de crédit minimal, soient égales aux jetons en circulation.

