Une affirmation virale selon laquelle un PC de bureau à 1 499 $ peut briser l’activité cloud de Nvidia pousse les investisseurs à vendre son action et à se tourner vers la rivale AMD.
Points clés :
- Un post largement partagé affirme qu’un mini PC AMD à 1 499 $ pourrait saper la ligne la plus rentable de Nvidia : la location de calcul IA via le cloud.
- Les flux de capitaux tournent déjà, avec le repli le plus marqué parmi les grands noms des puces pour Nvidia et l’un des afflux les plus forts pour AMD.
- La pression plus profonde vient des puces personnalisées, alors que Google, Amazon, Meta et Microsoft conçoivent leurs propres composants pour dépendre moins de Nvidia.
Le boîtier AMD fait vaciller le cloud de Nvidia
Un post largement partagé sur X, publié le 16 juin, affirme qu’un mini PC à 1 499 $ pourrait vider la ligne la plus rentable de Nvidia : la location de calcul IA via le cloud.
Le fil met en avant Lisa Su, directrice générale d’AMD, qui a soulevé un petit PC de bureau sur scène au CES en janvier et y a exécuté un modèle de pointe. La machine gère de grands modèles d’IA directement sur un bureau, sans abonnement cloud ni location de processeur graphique en arrière-plan.
Le post présente l’écart de coûts de façon saisissante pour toute entreprise qui achète le matériel et se passe du cloud. Un consultant cité y a échangé une facture cloud mensuelle d’environ 2 800 $ contre quelques dollars d’électricité domestique, et le fil s’attend à ce que les avocats, les banques et les médecins manipulant des données privées basculent en premier.
Les marchés n’ont pas attendu pour juger la thèse avant de réévaluer les deux actions. Les données de flux montrent des capitaux déjà en train de quitter Nvidia, avec le repli le plus marqué parmi les grands noms des semi-conducteurs ces dernières semaines. AMD, en revanche, enregistre l’un des afflux les plus importants du secteur.
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Les puces sur mesure grignotent l’avance de Nvidia
Ce boîtier unique exagère le cas, mais la tendance sous-jacente va plus loin que n’importe quel gadget grand public. Les plus gros clients de Nvidia conçoivent désormais leurs propres puces pour réduire leur dépendance, Google, Amazon, Meta et Microsoft investissant tous massivement dans des composants internes.
Les serveurs d’IA personnalisés sont forecast à atteindre 27,8 % des livraisons cette année, leur part la plus élevée depuis 2023. Ces volumes de puces sur mesure devraient grimper à près de 44,6 % en 2026, bien outpacing le rythme de 16,1 % pour les processeurs graphiques vendus sur le marché. Le marché s’est déplacé vers l’inférence, où le coût par token et la consommation électrique comptent davantage que la vitesse brute, et où les puces spécialisées ont un avantage.
Un matériel moins cher ajoute à la pression sur la demande principale de Nvidia pour ses puces de centres de données. AMD a fixé le prix de son boîtier Ryzen AI Halo à 3 999 $, undercutting le DGX Spark de Nvidia, qui débutait près de ce niveau l’an dernier avant de grimper à 4 699 $ en raison de tensions sur l’offre de mémoire.
Nvidia reste au cœur du pari boursier sur l’IA malgré le bruit autour de ce PC de bureau. L’entreprise détient environ 70 % du marché des puces d’IA, si bien que ce mouvement ressemble davantage à une érosion qu’à un effondrement. Son action a gagné environ 45 % sur un an et traded autour de 208 $ mercredi, pour une capitalisation boursière supérieure à 5 000 milliards de dollars.
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