Les entreprises qui ont exagéré leurs capacités en intelligence artificielle auprès des investisseurs font face à une hausse des litiges en valeurs mobilières et à une prochaine poussée répressive des régulateurs.
Ce que l’AI‑washing implique pour les marchés de capitaux
The Fortune piece frames l’IA autant comme une histoire de marchés de capitaux que de technologie. Le rapport paraît en parallèle d’un Bloomberg opinion piece qui examine comment Sullivan & Cromwell a déposé un document judiciaire contenant des erreurs générées par IA, ébranlant le récit de productivité autour des outils juridiques basés sur l’IA.
Lorsque les récits autour de l’IA alimentent les valorisations boursières, les déclarations exagérées peuvent devenir de potentielles violations des lois sur les valeurs mobilières. Baker McKenzie a conseillé à ses clients que les régulateurs traitent désormais les informations sur les capacités d’IA avec le même niveau de contrôle que les prévisions financières. La SEC a déjà engagé des actions répressives contre des entreprises pour des déclarations trompeuses liées à l’IA par le passé.
L’incident Sullivan & Cromwell ajoute une dimension différente.
Le cabinet a présenté ses excuses au juge en chef du tribunal des faillites des États‑Unis à Manhattan après qu’un dépôt judiciaire a contenu des informations inexactes générées par IA. L’épisode est devenu un exemple très médiatisé de l’échec des promesses de productivité de l’IA dans un environnement professionnel à forts enjeux.
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Contexte
La SEC a commencé à mettre en garde contre l’AI‑washing en 2023. En 2024, deux conseillers en investissement ont conclu des règlements après avoir faussement prétendu utiliser une gestion de portefeuille pilotée par IA.
Le rythme des mesures répressives s’est accéléré à mesure que le récit autour de l’IA est devenu un moteur dominant des valorisations des sociétés cotées. L’analyse 2026 de Baker McKenzie suggère que la vague de contentieux entre désormais dans une nouvelle phase, avec des recours collectifs de plaignants privés venant s’ajouter à l’action des régulateurs. Cela reflète la trajectoire du contentieux lié à l’« ESG‑washing », qui a suivi un chemin similaire, de la mise en garde réglementaire aux plaintes actives en valeurs mobilières.
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Implications pour les récits Crypto + IA
Le secteur crypto est lui aussi exposé au risque d’AI‑washing. Des dizaines de jetons ont été lancés en 2024 et 2025 sur des récits d’agents IA ou d’infrastructure IA.
Certains projets ont formulé des affirmations sur leurs capacités qui n’ont pas été vérifiées de manière indépendante. À mesure que les cadres réglementaires se resserrent autour des informations liées à l’IA sur les marchés de capitaux traditionnels, un contrôle similaire pourrait s’étendre aux émetteurs de jetons et aux entreprises crypto qui présentent l’IA comme un moteur de valeur central. Aucune action répressive visant spécifiquement des projets IA dans la crypto n’a encore été annoncée.
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