Arthur Hayes s’attend à ce que le Bitcoin (BTC) atteigne un creux proche de 40 000 $ d’ici six mois, même si le cofondateur de BitMEX maintient ses positions principales fortement longues.
Points clés :
- Arthur Hayes anticipe un creux du Bitcoin à 40 000 $ dans les six prochains mois tout en restant globalement long.
- Une Réserve fédérale agressive et une perspective de taux retournée maintiennent les prix enfermés dans une fourchette étroite.
- Un ralentissement des achats des entreprises et un appétit plus faible des fonds laissent le marché sans nouveaux acheteurs.
Arthur Hayes vise un plancher du Bitcoin à 40 000 $
Hayes a détaillé cette prévision lors d’un entretien le 12 juin avec le créateur de contenu EllioTrades, où il a déclaré détenir des spreads de puts comme couverture contre une baisse plus profonde. Son portefeuille de long terme, en revanche, reste important et strictement long, une posture qui, selon lui, le laisse à l’aise quel que soit le sens de la rupture du marché. Cet objectif baissier s’ajoute à une série de prévisions récentes du trader, dont une cible de fin d’année nettement plus haussière qu’il refuse pour l’instant d’abandonner.
Le Bitcoin s’échangeait autour de 62 278 $ mardi, en baisse d’environ 3 % sur 24 heures et enfermé dans une fourchette dont les analystes estiment qu’il ne sortira qu’une fois plusieurs catalyseurs positifs réunis. Une glissade jusqu’à ce plancher marquerait un recul de 35 % par rapport aux prix actuels, le plus fort repli que Hayes ait signalé pour ce cycle.
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Une Fed agressive maintient le Bitcoin sous pression
Le principal facteur de pression est venu de la Réserve fédérale, qui a maintenu son taux directeur entre 3,50 % et 3,75 %, tout en signalant une position plus dure pour les mois à venir. Les responsables ont abandonné le biais accommodant et orienté leurs projections vers une hausse, relevant la prévision médiane de taux pour 2026 à 3,8 %, contre 3,4 % en mars.
Dix‑sept responsables sur dix‑huit voient désormais les risques d’inflation pencher à la hausse, et le message agressif a persisté même avec la baisse des prix du pétrole. L’effondrement d’un accord entre les États‑Unis et l’Iran et quelque 600 millions de dollars de liquidations de positions longues durant le week‑end avaient déjà placé le marché sur la défensive avant la réunion. Les traders se tournent désormais vers le rapport sur l’inflation de jeudi, où les prévisionnistes s’attendent à une hausse des prix de base comprise entre 0,3 % et 0,4 % sur le mois.
Les achats stratégiques masquent une demande fragile
Strategy, la société de trésorerie dirigée par Michael Saylor, a ajouté 520 Bitcoin la semaine dernière et augmenté ses réserves de trésorerie de 300 millions de dollars, à 1,4 milliard de dollars. Ces achats ont aidé le jeton à reconquérir les 65 000 $ plus tôt dans la semaine, même si le rebond s’est vite essoufflé.
Cette accumulation a toutefois des limites claires, les coûts de financement augmentant et les ventes d’actions finançant désormais une part croissante de chaque achat hebdomadaire. Les analystes de Wintermute indiquent que les deux plus gros acheteurs structurels, les fonds négociés en bourse et Strategy, apportent moins de demande marginale qu’auparavant. Les ajustements de positions de fin de trimestre pourraient accentuer la volatilité, JPMorgan estimant que les institutions pourraient déplacer jusqu’à 165 milliards de dollars des actions vers les obligations, soit la plus importante réallocation de ce type depuis au moins quatre ans.
Hayes a déjà révisé ses prévisions de creux, plaçant le plancher près de 60 000 $ en mai et autour de 80 000 $ fin de l’année dernière, tout en s’accrochant à un objectif de fin d’année compris entre 200 000 $ et 250 000 $ malgré la récente correction.
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